Le Secourisme en Santé Mentale : Devenir une sentinelle

Nous connaissons tous les gestes qui sauvent en cas d’accident physique (massage cardiaque, position latérale de sécurité). Mais sauriez-vous quoi faire face à un collègue en pleine attaque de panique ou montrant des signes de dépression sévère ? Le Secourisme en Santé Mentale (PSSM) est une compétence émergente qui devient indispensable dans les stratégies de QVCT pour transformer chaque collaborateur en un maillon de la chaîne de prévention.

Qu’est-ce qu’un secouriste en santé mentale ?

Le secouriste en santé mentale n’est ni un psychologue, ni un thérapeute. Son rôle est comparable à celui d’un sauveteur-secouriste du travail (SST) : il apporte une aide initiale à une personne qui traverse une crise ou dont la santé mentale se dégrade. L’objectif est de stabiliser la situation, d’écouter sans juger et de guider la personne vers les ressources professionnelles adaptées.

Former des secouristes au sein des équipes permet de briser le tabou du silence. Souvent, un collaborateur en souffrance n’ose pas en parler à sa hiérarchie de peur d’être jugé. La présence de « pairs » formés crée un climat de sécurité psychologique et permet une intervention bien avant que la situation ne devienne critique (burn-out, retrait prolongé).

La méthode AERER : un protocole d’action clair

Les secouristes apprennent une méthodologie précise pour aborder une personne en difficulté, résumée par l’acronyme AERER :

  • Approcher : Engager la conversation de manière privée et bienveillante.
  • Écouter : Offrir une écoute active, sans interrompre et sans minimiser la douleur.
  • Rassurer : Donner des informations sur le fait que des solutions existent et que la personne n’est pas seule.
  • Encourager : Orienter vers des professionnels (médecine du travail, psychologue, médecin traitant).
  • Ressources : Soutenir la personne dans sa recherche d’aide.

Pourquoi l’entreprise doit-elle investir dans cette formation ?

Le coût d’une formation PSSM est dérisoire face au coût humain et financier d’une crise non gérée. En formant des sentinelles, l’entreprise réduit la durée des arrêts maladie et améliore la résilience collective. Cela envoie un message fort : la santé mentale est prise au sérieux, au même titre que la sécurité incendie ou l’ergonomie des postes.

Vers une culture de la vigilance bienveillante

En conclusion, le secourisme en santé mentale est le complément indispensable de toute démarche QVCT. Il permet de passer d’une approche réactive (gérer la crise) à une approche proactive (détecter tôt). En dotant les salariés de ces compétences, l’entreprise cultive une vigilance bienveillante qui protège durablement le capital humain.

Découvrez nos formations santé mentale en entreprise.
Contactez-nous pour plus d’informations sur nos ateliers.